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Mes activités bénévoles

Toujours en première ligne...

Le bénévolat est une partie importante de ma vie, mais cela joue également un rôle essentiel dans ma philosophie personnelle. Ce que vous allez lire est très orienté sur les difficultés que j'ai rencontrées au cours de ma vie professionnelle en tant que président de ma communauté médicale, membre de la CME de l'APHP, et vice président du Syndicat National Autonome des Médecins des Hôpitaux Publics (SNNAM-HP). 


En tant que président du CCM de l'hôpital Antoine Béclère, j’ai travaillé pendant plus de 10 ans en étroite collaboration avec les Directrices et Directeurs de l’hôpital Antoine Béclère. Je citerais en particulier Monsieur André Cazejust et Madame Anne Costa.


En tant que représentant des présidents de CCM à la CME de l'APHP entre 2006 et 2011, j’ai pu défendre les intérêts de notre hôpital auprès du président de la CME de l’époque (le Professeur Pierre Coriat), du Directeur de la Politique Médicale (le Professeur Jean Yves Fagon) et du Directeur Général de l’APHP (Monsieur Benoit Leclercq).

Dans la perspective du Plan Stratégique de l’APHP de 2010, la création d’un bâtiment Réanimation et Laboratoire avait été actée devant moi par le Directeur Général. Il ne verra pas le jour... 

Pour la Radiologie, en tant que Président de la Collégiale des radiologistes de l’APHP, j’ai fait reconnaitre la pénibilité des tâches autres que soignantes des personnels de nos services et le rôle essentiel de l’Imagerie dans la stratégie des Investissements de l’Institution avec pour corollaire la mise en place de nombreux équipements lourds dans l’ensemble de ses services, …etc.

En tant que médecin, j'ai alors critiqué les orientations purement comptables du financement de l'APHP et de la Santé plus généralement. je me suis opposé aux projets de réductions des effectifs de personnels soignants imposés d'en haut, à la diminution des enveloppes budgétaires pour les équipements et tous les investissements justifiés par une meilleure prise en charge des patients. Et je me suis toujours opposé à la dé-médicalisation de la gouvernance hospitalière.


C’est là que tout se gâte! En 2009, le Président Nicolas Sarkosy veut imposer sa loi HPST qui sera à l’origine de plans d’économies successifs basés uniquement sur une politique financière. La fameuse ONDAM, votée chaque année par un parlement à la botte du Président devra être suivie à la virgule près. Nous avons tous vécu les conséquences dramatiques de cette politique, responsable de la dégradation drastique des conditions de travail, de la suppression de dizaines de milliers de poste de personnels soignants, du gel des investissements dans tous les hôpitaux, de la bureaucratie toujours plus contraignante imposée par les nouvelles directions mises en place par le pouvoir, et bien d’autres contraintes encore… Pourtant, à une question sur l’investissement que j’ai posée directement au Président en 2010 lors d’un entretien à l’Elysée sur ce sujet en présence de nombreux Collègues, il m’a répondu les yeux dans les yeux: « Mr Musset, je vais "Sacraliser" l’investissement dans les hôpitaux publics »! Et je l’ai cru..

Il a pu réaliser cette politique en inscrivant dans cette loi  le principe de la direction des hôpitaux par le seul Directeur (je ne veux voir qu’une seule tête a t’il dit en privé). Fini le fonctionnement co-géré par le binôme Directeur-Président de CME, fini les CCM pour des hôpitaux au sein de « groupes hospitaliers », pourtant bien plus gros que la plupart des hôpitaux de l'ensemble de la France… Il se peut que cette orientation ait pu être dictée par certains de ses conseillers ayant quitté ces hôpitaux bien avant la fin des années 1980 quand « certains » se plaignaient (peut-être à juste titre) du fonctionnement « mandarinal » de ces-dits hôpitaux. Mais cela relèverait alors d’une méconnaissance totale de l’apport du « couple » Président-Directeur au bon fonctionnement de l’hôpital durant les années 1980 à 2010…


Avec plusieurs personnalités reconnues dans le monde de la santé, nous nous sommes opposés fortement aux chapitres de cette loi qui nous apparaissaient néfastes pour la politique de la Santé en France. Je ne peux pas les citer toutes mais certaines méritent que leurs noms restent inscrits parmi ceux qui se sont battus pour l’hôpital public et pour les patients qui y ont recours, car c’est d’abord à eux qu‘auraient du être soumis les termes de cette loi avant son vote à l’Assemblée Nationale… Les Professeurs René Frydman, Bernard Granger, André Grimaldi, Olivier Lyon-Caen,…et bien d’autres, dont les noms m’échappent, se sont regroupés au sein du MDHP (Mouvement de défense des Hôpitaux Publics) à la fin de l’année 2009. En tant que représentant de ce groupe, et de vice Président du SNAM-HP (Syndicat National Autonome des Médecins des Hôpitaux Publics),

j’ai été reçu à plusieurs reprises par les conseillers du Président Nicolas Sarkozy à l’Elysée et par sa « tête pensante » et conseiller, Mr Raymond Souby (ancien PDG du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia et président du conseil d’orientation pour l’emploi…). C’est lui qui dira un jour lors d’une réunion de travail avec les représentants médicaux et universitaires des hôpitaux Français cette phrase que je ne pourrai jamais oublier: « si je fais des concessions, j’espère que vous ne me poignardez pas dans le dos une fois la loi votée ». Phrase prémonitoire, non pas pour lui mais pour moi…

J’ai rencontré également à deux reprises le président lui-même (ma question sur l’investissement a été posée lors de l’une d’entre elle). J’ai rencontré à deux reprises Madame Roselyne Bachelot, alors Ministre de la Santé et des Sports (vaste domaine sans rapport véritable l’un avec l’autre, en dehors de la politique de prévention qui est restée lettre morte dans la loi HPST)… Mais celui qui était aux manettes dans ce ministère était Mr Georges François Leclerc (ancien Enarque) en contact direct avec le Président et ne rendant compte qu’à lui; Je l’ai rencontré une fois au ministère et le contact a été très « froid ». Il faut dire que je n’avais pas ma langue dans la poche pour faire passer les messages de nos désaccords sur la loi HPST.

Lesquels en résumé? la gouvernance hospitalière (« je ne veux voir qu’une seule tête »!), la suppression des « services » au sein des hôpitaux, la politique purement financière et économique du fonctionnement des hôpitaux publics, le gel des investissements, le développement exponentiel des recrutements administratifs, les carences en santé publique, dans le domaine de la prévention, de la prise en charges des maladies chroniques incompatible avec la fameuse T2A (tarification à l’activité), la convergence tarifaire public-privé,…etc. Vous pourrez lire en annexe quelques articles de presse auxquels j’ai contribués sur ces sujets.

Après des semaines de luttes, de réunions inutiles, de communications à la presse et aux médias, ainsi que de grèves très suivies par les personnels soignants, et de manifestations ayant regroupé des dizaines de milliers de personnes sur le « pavé » parisien et dans les grandes villes de province, la loi a été adopté et nous avons obtenu:… RIEN!! Tout au plus le report à 2018 de la convergence tarifaire qui depuis a été abandonnée.


Tout cela, je l’ai payé très cher!! L’hôpital Antoine Béclère a été absorbé au sein du groupe des 3B (Béclère, Bicêtre, Paul Brousse) alors que la direction générale de l’APHP m’avait promis la main sur le coeur que Béclère ne serait que fédéré (autrement dit garderait son indépendance). Le CCM a disparu, un directeur fantoche a été nommé sur le site par Madame Christine Welty,  immense carriériste devant l’éternel prête à tout pour son avancement. Notre Directeur des Finances, Monsieur Elias Coca, (remarquable économiste de la santé et pourfendeur de la gestion de l’APHP) a été mis au placard pour avoir continué de défendre nos intérêts. Les pôles inter-hospitaliers ingérables médicalement, ont remplacés les pôles hospitaliers. Les services ont disparu au profit de la dénomination de « structures internes » sans plus aucune signification ni demande d’avis sur leur gestion, même à titre consultatif. En bref, le travail et les besoins sur le terrain ont été totalement ignorés voire ironisés, remplacés par une gestion « économique à budgets contraints et largement insuffisants» au sein de structures de plus en plus lourdes et déconnectées de la réalité. Les réunions inutiles ont remplacés les réunions utiles (car tout est maintenant décidé bien avant chaque réunion de « décision », lesquelles ne sont d’ailleurs que consultatives). Cette nouvelle gestion a été centralisée au point même que la CME de l’APHP n’a plus aucun pouvoir ni contrepouvoir face aux décisions venues d’en haut.

Voyant mon isolement, ma mise à l’écart brutale et le retentissement que cela causé sur mon moral et ma combativité, certains en ont profité pour me couler davantage encore. Parmi eux, la palme revient au Pr Simonneau et surtout à son agrégé le Pr Humbert. Constatant que les décisions étaient regroupés sur l’hôpital Bicêtre, ils ont demandé que leur service de pneumologie y soit transféré. Pourtant Gérald Simonneau m’a énormément motivé pour le combat contre la loi HPST durant les presque deux ans de lutte que nous avons menée! La demande a été faite en septembre 2010. C'est d'ailleurs pour cet "ami" de trente ans que j'avais choisi de revenir à l'hôpital Antoine Béclère en 1982!...Alors que j’avais toujours les fonctions que j’ai rappelées plus haut, je n’ai Jamais été convoqué ni même concerté, par oral ou écrit sur cette demande!!… Or ce transfert me concernait à plusieurs titres:

  • en tant que radiologue de terrain (cf mon investissement personnel pour la pneumologie

  • en tant que responsable de « service » ayant organisé la prise en charge efficiente des patients de ce service et en particulier ceux relevant de leur « expertise nationale »

  • en tant que président de la communauté médicale de l'hôpital ayant toujours oeuvré pour que Béclère garde sa spécificité d’un hôpital inscrit dans la prise en charge des patients de son territoire de santé, et d’un hôpital universitaire ayant développé des domaines d’expertises reconnus, en pneumologie en particulier:

  • en tant qu’universitaire pour des raisons similaires. Il a en effet été toujours acté par la faculté de Médecine Paris XI que le pôle Universitaire Cardio-Pneumologique devait être localisé géographiquement à Béclère, en raison de l’expertise du service de pneumologie et aussi de la proximité avec le CCML (Centre Chirurgical Marie Lannelongue) situé à proximité:

  • enfin en tant que membre de la CME et de son bureau sous la présidence du Professeur Pierre Coriat, très au courant des spécificités de l’hôpital Antoine Béclère sur le plan hospitalo-universitaire.

  • Autre raison de ce silence, la nomination en tant que Directeur de la Politique Médicale de l’institution du Professeur Michel Fournier, pneumologue…, largement sous influence de Gerald Simonneau (il me l’a dit lui même avant que le dossier ne se retrouve sur son bureau).

J’ai donc appris brutalement de la bouche du « directeur » de Béclère (Monsieur Thomas Lauret) le 11 mars 2011 que: je cite: « la demande de transfert du service de pneumologie a été acceptée. ». J’imagine aujourd’hui le sourire intérieur qu’a certainement eu Madame Welty que je n’ai pas ménagé tant j’étais en désaccord avec sa gestion « monarchique » mais « sous tutelle des hautes instances » du groupe hospitalier…

Bien entendu je n’ai plus jamais entendu parler du couple  Humbert-Simonneau depuis…

J’ai été victime instantanément d’un « burn out » puis d’une dépression très grave dont j’ai mis des années à sortir…

Je n’ai plus jamais remis les pieds à l’hôpital Antoine Béclère. Pourtant je suis resté officiellement chef du service de Radiologie de cet hôpital jusqu’à la fin du mois de juin 2018 (soit 7 ans plus tard). Il n'y avait en effet pas de PUPH à part moi en radiologie sur le site, mes élèves ayant jeté l'éponge devant le comportement agressif et méprisant du professeur Simonneau à leur égard... Personne au niveau administratif de l’APHP n’a pris de mes nouvelles. Heureusement pour moi, la Faculté de Médecine Paris XI s’est montrée exemplaire. Que les personnes qui ont pris soin de mon cas en soient sincèrement remercié(e)s. J’espère qu’ils et elles se reconnaitront. Je tiens cependant à remercier spécialement le Professeur Serge Bobin qui était alors Doyen de la Faculté de Médecine Paris Sud pour son soutien et son aide. Je n’ai pas eu droit à un « pôt » de départ, ni à un quelconque message de remerciement pour toutes ces années offertes à l’institution.

Pourtant j’ai consacré ma vie professionnelle à cet hôpital et à l’APHP. Je n’ai jamais souhaité rejoindre le privé où j’aurais gagné largement plus que mes émoluments, même en tant que PUPH. J’avais en effet une éthique personnelle forte de vouloir passer autant de temps que nécessaire avec chacun de mes patients en fonction de leurs pathologies, et ce quelques soient leurs conditions.

Je suis arrivé au niveau 1 de la classe exceptionnelle. Je n’ai pas atteint le niveau 2 qui pourtant aurait paru évident à mon CNU (Conseil National pour les Universités) en Radiologie si j’avais poursuivi ma carrière. vu mon CV) Je n’ai pas pu être Professeur Émérite. Et je n’aurai jamais la Légion d’Honneur (même si j’ai été sollicité deux fois en 2008 puis en 2010 pour l’obtenir, juste avant la crise HPST). 

Mes affaires personnelles ont été jetées. Je tenais beaucoup à certaines d’entre elles, souvenirs de bons moments, cadeaux provenant du service ou de proches, livres achetés avec patience durant toutes mes années de praticien-enseignant-chercheur en France et à l’étranger. Ma lampe de bureau me manque particulièrement, tout comme le canapé qui m’avait été offert en 1990 quand j’ai été nommé agrégé. Malheureusement je n’ai jamais eu la force d’aller rechercher ce qui était à moi. Je suis donc le seul responsable comme me l’a dit récemment la personne qui a repris le service…


Je ne remercierai jamais assez mon épouse Marie Pierre qui m’a soutenu de toutes ses forces durant cette épreuve sans jamais se plaindre. Je remercie également ma famille, mes enfants d’abord qui ont supporté ma descente aux enfers et m’ont aidé à remonter la pente. Je remercie aussi mes parents, qui ne sont malheureusement plus là aujourd’hui, mais qui doivent se réjouir de me voir si heureux. Merci aussi à mes 7 frères qui m’ont toujours entouré et encouragé dans l’épreuve. Enfin Merci aux quelques vrai(e)s ami(e)s qui m’ont également témoigné leur soutien indéfectible et m'ont beaucoup aidé tout au long de ces années de galère. Je sais qu’ils se reconnaitront.

Aujourd’hui je vais TRES bien! Ce passé est loin derrière moi et je ne conserve en mémoire que les merveilleux moments que j’ai vécu durant plus de 30 ans à l’APHP, à l’hôpital Antoine Béclère et dans le service de radiologie de cet hôpital. J’ai consacré ma vie professionnelle aux soins des patients, à l’enseignement et à la recherche surtout clinique et je suis très fier de ce que j’ai produit. J’en suis particulièrement reconnaissant à tous ceux qui m’ont aidé, soutenu et accompagné durant toutes ces années centrées d’abord et avant tout sur « LE PATIENT ». C’est la ma plus grand fierté!…

Je vais bientôt déménager à Nîmes, ville d'origine de mon épouse, que j'aime presqu'autant que ma Bretagne ( que je garde, bien sûr du côté de Perros Guirec), et où je vais pouvoir entamer ma 2ème vie, à savoir m'occuper de chevaux. J'ai hésité en 1974 à devenir professionnel de l'équitation mais j'ai alors choisi de préparer l'Internat des Hôpitaux de Paris... Retour 50 ans en arrière!

Autrement je m'intéresse beaucoup à l'art (surtout la musique classique, la peinture avant les temps d’aujourd'hui, la lecture,…etc.), à la philosophie, l'éthique, le réchauffement climatique et la spiritualité, entre autres. Je continue cependant à suivre l’évolution du domaine de la Santé et je m’implique à ma petite échelle pour y faire évoluer la politique. La récente pandémie du Covid-19 a mis enfin sur le devant de la scène les difficultés de l’hôpital public en particulier, mais de tout le système de gestion de la santé en France plus généralement. Elle a permis de confirmer que nous avions raison de nous opposer aux orientations délétères qui ont été prises durant près d’un quart de siècle et particulièrement depuis 2010, qui ont fait reculer notre classement à la 17° place mondiale en matière de soins (nous étions premier dans les années 60…).

Des groupes de réflexion impliquant enfin des « soignants » à l’élaboration d’une refonte du système ont été mis en place. Espérons qu’il y aura vraiment un « après Covid ». Mon optimisme, fondé sur tout ce que j’ai pu vivre et raconter dans cette lettre est, vous pouvez l’imaginer, très mesuré. Les lobbies restent très puissants! ils occupent le « terrain » d’en haut, et ils n’ont aucune envie de renoncer à leurs privilèges personnels…


Voilà, vous en savez beaucoup.Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire. J’avais besoin de mettre tout çà par écrit pour « exorciser » définitivement la longue parenthèse dans ma vie due à la maladie. Car, et ce sera mon dernier mot, la dépression est une maladie grave, souvent longue et pénible, parfois mortelle mais qui se soigne, pour autant qu’on le veuille et qu’on accepte de se faire aider… Ne laissez personne dire que « çà » n’en est pas une. Seuls les ignorants parlent de tout, en particulier de ce qu’ils ne connaissent pas!


Articles de Presse HPST

Le Parisien Mars 2010 (juste après le vote HPST par l’Assemblée Nationale

«Cela  va très mal », résume le professeur Dominique Musset, radiologue et président du Comité consultatif médical de l'hôpital Antoine-Béclère. Soixante-dix-huit des quatre-vingt-treize médecins en poste dans cet établissement qui dépend de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont exprimé hier matin par le vote d'une motion leur opposition à la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) adoptée le 18 mars à l'Assemblée nationale.

Ce texte défendu par Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, prévoit de renforcer les pouvoirs et l'autonomie du directeur qui assumera « la pleine responsabilité ». Ce point irrite particulièrement les praticiens qui souhaitent être associés aux décisions concernant le secteur médical. « C'est une grave erreur de supprimer l'existence du couple président-directeur, regrette Dominique Musset. Un hôpital ne marche pas correctement si ce duo ne fonctionne pas. Il n'y aura désormais plus le contrepoids du représentant du secteur médical. »


Autre article du Parisien plutôt juin 2010

« On ressent la volonté d'avoir une gestion purement économique »

La réforme du gouvernement vise à atteindre un double objectif : améliorer la sécurité des soins et réduire les coûts. Ce souci de rentabilité inquiète les professionnels de santé. « On ressent la volonté d'avoir une gestion purement économique des centres, s'alarme Dominique Musset. Il faudra tenir dans un budget imposé par l'Agence régionale de santé et le ministère. Si on enlève des docteurs et des infirmières, je vois mal comment on pourra mieux traiter les patients. » Même si Béclère se trouve à l'équilibre financier, les effectifs risquent de diminuer. « L'AP-HP doit rendre cette année près de 700 emplois de personnels soignants, précise Dominique Musset. Nous serons donc forcément touchés. »

Le corps médical remet aussi en cause la disparition des services, dont le législateur ne fait pas mention dans le document final présenté aux parlementaires. « Aujourd'hui, nous nous retrouvons avec une direction et des pôles, explique Dominique Musset. Dans ces derniers vont se côtoyer des unités qui n'ont rien à voir les unes avec les autres. Les malades auront du mal à se repérer si, par exemple, l'entité cardiologie ou gastro-entérologie n'existe plus. » Signe du malaise croissant, des membres de tous les corps de métiers hospitaliers défileront sous la même bannière lors de la journée de grève prévue le 28 avril. « Une première » dont se seraient volontiers passés les médecins de Béclère.


Hôpital Béclère : non à la fusion avec Brousse et Bicêtre

Vendredi 9 juillet 2010, 

D’ici une quinzaine de jours, ils seront fixés. Le conflit qui oppose les personnels de l’hôpital Béclère à la direction de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) vient de monter d’un cran. L’intersyndicale de ce centre hospitalier situé à Clamart vient de déposer un référé contre le directeur général de l’AP-HP. Ils l’accusent en substance de trahison. Plus précisément, ils lui reprochent la future fusion de leur hôpital avec Paul-Brousse (Paris) et le centre hospitalier du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « Cela va à l’encontre du vote du conseil d’administration de l’AP-HP du 3 juillet 2009, tempête-on chez SUD-Santé. Ce vote stipulait que Béclère aurait une plus grande autonomie au sein du groupe. Or, depuis février, on assiste à un début de fusion. Le 11 juin dernier, on nous a enfin répondu : la direction confirmait cette décision qui déstabilise Béclère. »

Le regroupement Béclère-Brousse-Bicêtre intervient dans un contexte d’économies et de suppressions de postes dans les hôpitaux de l’AP-HP. La fusion se traduirait par 102 emplois en moins sur ce groupe à trois têtes. Au total, ce sont pas moins de 1000 emplois qui pourraient être supprimés dans l’AP-HP. L’hiver dernier, un important mouvement de protestation avait frappé les différents hôpitaux concernés. A Béclère, les syndicats ont sorti la calculette. Ce centre, comme Necker et Robert-Debré à Paris, est l’un des rares hôpitaux « vertueux ». Ici ? pas de crise financière mais au contraire un excédent chiffré à 6 M€. L’hôpital Béclère fait figure d’exception, alors que Brousse et Bicêtre présentent un déficit cumulé de 27 M€. « Le regroupement n’est ni cohérent médicalement, ni cohérent au niveau économique, ni cohérent au niveau territorial », dénonce l’intersyndicale SUD-SGT-FO-SNCH.

Selon eux, la fusion amputerait son budget travaux de moitié, rendrait les recrutements impossibles et suspendrait le projet du bâtiment Réa-laboratoire. Bref, l’hôpital de Clamart aurait tout à perdre à se lier à Brousse et Bicêtre. Un syndicaliste soupire : « On a recueilli 1500 signatures contre la fusion. Pour l’hôpital, le regroupement est une catastrophe… »

Le Parisien le 06/07/2010



Bras de fer à Antoine-Béclère

Le Parisien, juillet 2010

Syndicats et médecins ont déposé un référé pour empêcher la fusion de l’hôpital de Clamart avec Paul-Brousse et le Kremlin-Bicêtre.

« Je n’ai rien à perdre dans cette histoire », assène le professeur Dominique Musset, président du comité consultatif médical (CCM) de l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine). Excédés, le professeur et l’intersyndicale CGT, SUD, FO, SNCH (le syndicat des cadres) ont déposé début juillet un référé au tribunal administratif de Paris à l’encontre du directeur général de l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, pour contrer la fusion à marche forcée de leur hôpital avec Paul Brousse et le Kremlin-Bicêtre. Un objectif écrit noir sur blanc dans le plan stratégique rejeté hier.

Si le personnel sort l’artillerie lourde, c’est pour mieux souligner la volte-face du directeur général. «  Au conseil d’administration du 3 juillet 2009, le principe d’une fédération et non pas d’une fusion avait été posé pour Antoine-Béclère  », se souvient le professeur. Pourtant, début 2010, les syndicats voient arriver une directrice de groupe hospitalier (pour les trois hôpitaux), des services administratifs se regrouper et la fusion se profiler, comme si de rien n’était. En mai, c’est le ras-le-bol. Un collectif Béclère HUP regroupant syndicats, médecins et cadres hospitaliers se constitue pour lutter contre ce qu’ils décrivent comme une aberration. Car Antoine-Béclère, structure excentrée du sud de la région parisienne, est le meilleur élève de l’AP-HP. En excédent budgétaire de 5,4 millions d’euros pour 2009, l’hôpital refuse de devoir se serrer la ceinture. Avec la fusion, 104 emplois devraient être supprimés sur l’ensemble du pôle hospitalier. Il faudrait aider Paul-Brousse et le Kremlin-Bicêtre à éponger leur déficit. «  C’est injuste si on doit faire des économies et rendre des postes, on est déjà en sous-effectif  !  », constate Olivier Martinez, délégué CGT à Béclère. Dans le service des urgences, les cadres soulignent qu’il manque une dizaine d’infirmières. Le projet de construction d’un centre de réanimation est également suspendu au projet de fusion. Même inquiétude au niveau de l’accès aux soins. Aucun transfert de service n’est encore clairement identifié, mais Paul-Brousse et le Kremlin-Bicêtre sont à 40 minutes de Béclère. «  C’est trop loin. Les patients vont aller dans des structures privées si ça se passe comme ça  !  » explique le professeur Musset. 1 500 signatures de soutien ont déjà été recueillies par le collectif. Une assemblée générale est prévue aujourd’hui.


L’Humanité Juin 1010

Une lettre qui devrait faire du bruit. Le courrier envoyé le 18 avril dernier aux médecins généralistes d’Ile-de-France par le président de l’hôpital privé d’Antony (92), Denis Hovasse, a provoqué un tollé dans le milieu médical. Edité à quelque 10 000 exemplaires, il incite les praticiens à orienter leurs patients vers les établissements privés, dont les actes coûteraient « deux fois moins cher » à la Sécurité sociale que dans le public. Une allégation qui énerve au plus haut point l’hôpital public voisin Antoine-Béclère de Clamart, qui a été prévenu de l’affaire en début de semaine. « C’est très choquant et franchement inadmissible, s’emporte Dominique Musset, président du comité consultatif médical de Béclère. Il s’agit de publicité, ce qui est interdit. De plus, elle est mensongère. Les tarifs de base des remboursements sont moins élevés dans le privé, parce que l’hôpital public a des missions supplémentaires, comme accepter ceux qui ne peuvent pas payer, ou assurer la formation des médecins ». Au syndicat SUD-Santé, David Treille met l’accent sur « les dépassements d’honoraires systématiques dans le privé » et ajoute que « les hôpitaux privés n’ont pas comme priorité de soigner les gens, mais de faire des bénéfices ». « C’est tout à fait contraire à la déontologie et nous ne laisserons pas les choses en l’état », conclut Dominique Musset, qui a envoyé la lettre au conseil de l’ordre. « Si le conseil estime qu’elle n’est pas répréhensible, l’AP-HP attaquera M. Hovasse juridiquement ». Contacté, ce dernier n’a pas souhaité réagir. Magali Gruet

Février 2005

Organisateur(trice) de vente de gâteaux

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Juin 2007

Collecteur de fonds

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Mai 2006

Banque alimentaire

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Février 2005

Organisateur(trice) de vente de gâteaux

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Bénévolat: Bénévolat

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